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Capsule 02. Plâtre peint, essence de bois, gouache. Hauteur 25cm, diamètre 10cm.

Miscellanée.

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Capsule (miscellanées). Plâtre peint. Hauteur 25cm, diam 10cm.
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Château. Aquarelle, 127x90cm. 2015


Mon ami Patrice qui est un ancien fonctionnaire à la retraite, a toujours utilisé ses bras et ses jambes pour déplacer ses angoisses d’un bout à l’autre de sa vie. Mais il n’a pas eu la vie que j’ai eue.
Là où lui a obtenu des restes d’une époque le libre choix entre une baguette et un gros pain, et qu’il fallait pour tous les tristes jours opposer à la variante d’un monde en chaos la définition boulangère du repos, certain au moins de se coucher triste, l’univers du sushi bien des années après me fit préférer le choix d’une vie comme Mozart. 
 

Envol fatigué.

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Oiseau. Plâtre, chaise. 2015

ART PRESS


En décembre 2015, reçu chez Nadia Agnolet, j'ai été touché par la beauté du travail qu'elle avait accompli seule dans la cave de son immeuble. Lors de ma visite, des tubes de peinture achetés en magasin sèchent négligemment à terre, une lame de scie sauteuse repose sur un carton, et rien d'autre. Un coup d’œil sur la grande sculpture qui s'élève dans la force d'une lumière artificielle interrompt mon expertise de bricolo - je n'ai vu que de petits objets mal rangés au sol alors que s'opposait devant moi un chaos bienveillant. Assemblés brutalement, les panneaux qui recueillent des morceaux de matériaux glanés ça et là sont à couper le souffle. Sur ce retable boursouflé une seule logique ordonne les éléments: parfaire l’harmonie des couleurs à la logique des formes, tant pis pour la vis qui dépasse ou pour le bout de bois qui au prochain voyage se sera décollé. Indifférente aux soucis techniques, elle fait sortir de son esprit les questions encombrantes de conservation. La disposition d'un triangle jaune ou d'un rond bleu dépend uniquement de la composition, pas de la colle utilisée - rare de notre temps. De ses dessins résulte le même sort: au sol, chiffonnés.
Ni chaise ni table dans la pièce qui lui sert d'atelier à l'intérieur de son appartement. En tous cas, dans mon souvenir il y a peut être un plan horizontal, mais d'espace de travail comme on l'entend, aucun; elle doit dessiner à genoux ou un truc du genre. Là encore, la même vision d'un lâcher-prise occasionnel. Peut-être qu'il eût fallut un jour particulier provoquer un accident, pousser d'un revers de main le fatras de formes mélangées aux couleurs flairé depuis longtemps. Venu du plus profond de sa quiétude, ce besoin de satisfaire un plaisir curieux en conscience des éléments adverses, comme le timide dans un couloir pince du bout des doigts les cordes d’un instrument avant qu’on l’invite à pénétrer dans le salon, aurait alors provoqué une légère vibration qui, se faisant ressentir au loin, suggère toujours le vacarme.
Je crois que c’est perceptible par tout le monde. Derrière ses gestes sans arrière-pensée, sculptures ou dessins, on trouve la sagacité du musicien de couloir qui nous honore par l’éclat de sa retenue. Juste à cet endroit, Nadia prépare ses œuvres sur un fil qui sépare faire et commettre.

Le calendrier des saisons.

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Bonjour.
Ce tirage à 30 exemplaires en sérigraphie a été réalisé une journée de Novembre 2015 par L’Institut Sérigraphique à Paris. Fais gaffe ! Ce n’est pas de l’encre mais une boue d’argile et de pigments qui a permis d’imprimer. Si tu frottes avec le doigt les saisons s’effacent, et si tu ne fais rien, j’imagine, les saisons disparaitront avec le temps.
















Calendrier des saisons. Sérigraphie 30 exemplaires, 42x59,4cm.



 

Toyota Corolla




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Véhicule 2015. Aquarelle, 127x90cm. 2015

J’ai voulu dessiner une voiture qui fasse allusion à une voiture - comme l'aurait voulu Guido. 

     Quand il a été demandé à Angelico de peindre une déposition de croix, le béat lécha sur une planchette la pâte que l’apprenti fabriquait dans un coin. Des jours, des mois entiers, il ne se passait rien dans cet atelier qui puisse distraire le curieux de passage. L’homme remplissait les motifs qu’il connaissait par des couleurs toujours les mêmes. C’était un bras —rose, une robe —bleue, des ailes —jaunes. Plisser des yeux en s’éloignant, s’était seulement lorsqu’il craignait d’approcher trop près deux teintes identiques, tout, sinon, était accompli sans tumulte. Pas un matin, plus qu’un autre matin il était différent. Dépossédé du geste fort de la touche, il ne souffrait pas, n’échouait pas et n’abandonnait pas. Il avançait sur les détails d’une œuvre que son esprit avait achevé avant même que le vieux qui mêlait la poudre à l’eau ne fût embauché, et conservait dans le silence la beauté spectaculaire qui allait être dévoilée au dernier jour du dernier coup de pinceau. Son grand secret le brulait mais il peignait, et ce calmement, pendant que les quelques oiseaux venus comme amis plongeaient dans ses fouillousses pour des graines. Tous tondus comme Pierre, qui passaient leurs têtes par la porte, le trouvaient appliqué alors qu’il ne l’était pas. Leurs vertus ignoraient le tallent, et Fra Giovanni rougi par le pêché d’orgueil confessait un manque de concentration et ordonnait le repos.